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Les
obligations du comité d'entreprise
envers la CNIL |
A condition
de respecter un cadre juridique précis, les comités d'entreprise (CE)
ne sont pas tenus de déclarer à la Commission nationale de
l'information et des libertés (la CNIL) les informations nominatives à
caractère personnel qu'ils détiennent sur les salariés.
Les
traitements de gestion des activités sociales et culturelles (ASC)
Dans le
cadre de la gestion des ASC, Ies comtés d’entreprise sont amenés à
recueillir un certain nombre d’informations personnelles et
nominatives concernant les salariés. La remise de chèques cadeaux,
chèques vacances, la gestion d'activités sportives, de colonies de
vacances, ou encore l'activité billetterie (spectacles et loisirs)
Implique pour les CE la collecte de données touchant à la vie privée
des salariés et de leurs ayants droit : dates de naissance,
coordonnées personnelles, avis d'imposition (pour les activités
déterminées par le revenu fiscal de référence), Coordonnées
bancaires, situation des conjoints, concubins, enfants, etc
Loi du 6
janvier 1978 modifiée
Toute
collecte d'Informations nominatives et personnelles, qu'elle soient
informatisée ou non, tombe sous le coup de la loi dite
" Informatique et libertés ", (loi n° 78-17 du 6
janvier 1978 modifiée, entre autres, par la loi du 6 août 2004
disponible sur www.cnil.fr) En principe, l'auteur de la collecte doit
donc effectuer certaines démarches auprès de la CNIL.
Saisie sur
ces questions par un certain nombre de comités d'entreprises, la CNIL
vient de rendre une décision de portée générale, applicable à tous
les CE, CCE, comités de groupe, etc. Elle les dispense de toute
formalité déclarative préalable, à condition toutefois que les
traitements de données répondent à certaines conditions (voir Échos
des séances du 31 octobre 2006, http://www.cnil.fr).
Délibération
n° 2006-230 du 17 octobre 2006 dispensant de déclaration les
traitements mis en œuvre par les comités d'entreprise (...) pour la
gestion de leurs activités sociales et culturelles:
" Les
traitements de gestion des activités sociales et culturelles mis en
œuvre par les comités d'entreprise ou d'établissement, ainsi que par
les comités centraux d'entreprises, les comités de groupe, les
comités interentreprises ou les délégués du personnel sont des
traitements courants qui ne sont pas susceptibles de porter atteinte à
la vie privée des salariés et des membres de leurs familles.
La
Commission estime, en conséquence, qu'il y a lieu de faire application
des dispositions de l'article 24-II de la loi du 6 janvier 1978
modifiée et de dispenser ces traitements de toute formalité
déclarative préalable dès lors qu'ils répondent aux conditions
prévues aux articles 2 à 8 suivants ".
Conditions
prévues aux articles 2 à 8 suivants
Pour être
dispensés de déclaration préalable auprès de la CNIL, les comités
d'entreprise doivent se conformer aux conditions prévues par la
"dispense de déclaration n° 10 " (http://www.cnil.fr).
La collecte
d'informations sur les salariés ne peut avoir lieu que dans le cadre de
la gestion d'activités sociales et culturelles précisément définies
par la CNIL : création d'une liste d'ouvrants droit et d'ayants droit,
activités de distribution de cadeaux, de chèques cadeaux, de
billetterie, voyages et séjours, activités sportives, prêts de
livres, primes pour garde d'enfants, etc.
De la même
façon, la CNIL liste les Informations que les CE sont en droit de se
procurer, avec l'accord des salariés : date et lieux de naissance,
situation matrimoniale, personnes à charge/ayants droit, avis
d'imposition, références du compte bancaire, etc. Selon la nature de
la prestation octroyée, les CE pourront avoir accès à d'autres
Informations. Par exemple, si le CE offre la prise en charge partielle
d'un séjour
en
hôtel-club, il est normal qu'à soit informé de la date, du lieu et du
coût du séjour, et du nom de l'organisme de voyage. I
Que se
passe-t-il si le salarié refuse la communication de certaines données
financières personnelles ?
La CNIL
indique qu'il ne peut être exclu du bénéfice des ASC, mais qu'Il
devra être informé que sa contribution pourra s'élever au montant le
plus élevé.
D'une
manière générale, les salariés doivent titre informé de leur droit
d'accès et de rectification aux données les concernant. Cette
information peut se faire par la remise d'un document écrit ou par voie
électronique. La CNIL recommande également de prendre toutes les
précautions utiles pour présenter la sécurité des données,
notamment pour empêcher que les tiers y aient accès; par exemple en
ayant recours à des mots de passe individuels.
Notre
conseil :
Chaque
comité d'entreprise a tout intérêt à prendre connaissance in extenso
des directives nouvelles posées par la CNIL (disponibles sur http-://www.cnil.fr).
A défaut de se conformer aux conditions fixées par la délibération
n° 2006230, tout CE manipulant des données nominatives à caractère
personnel
La
nouvelle vie ouvrière 24
novembre 2006 |