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La
Validation des acquis de l'expérience
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A
qui s'adresse
la Vae ?
Quel type de validation permet-elle ? Quelles démarches accomplir,
auprès de quel organisme? Les informations indispensables pour une
première approche.
Un petit clic en guise de "
sésame " ? Quel que soit votre niveau de qualification, vous
voulez accéder à une promotion interne, vous reconvertir, postuler un
emploi pour lequel vous êtes qualifié sans être titulaire du titre
l'attestant ; vous voulez voir reconnues vos compétences autrement que
par le bon vouloir de l'entreprise, voire accéder à une formation
qualifiante... mais il vous manque le diplôme ou le titre professionnel
qui vous en ouvrirait les portes. Commencez par vous connecter sur
Internet et tapez < www. travail.gouv.fr/vae>. Le site du
ministère du Travail fourmille d'informations sur la Vae (éléments
historiques et législatifs) et répond à de nombreuses questions
quelle validation pour quelle certification ? Auprès de quel organisme
ou ministère certificateur ? Comment constituer un dossier ? A qui
s'adresser pour obtenir un conseil et préparer son passage devant le
(ou les) jury(s), selon le titre demandé ? Quelles démarches, auprès
de quels organismes, pour obtenir un financement ? Quelles règles
respecter vis-à-vis de son employeur ? Le site propose également une
série de fiches donnant des exemples de demandes de Vae satisfaites,
ainsi qu'un formulaire type de demande de Vae.
Pour constituer votre dossier,
sachez que la demande de validation doit donc préciser le diplôme,
titre ou certification demandé. La Vae s'applique à l'ensemble des
diplômes et des titres à finalité professionnelle ainsi qu'aux
certificats de qualification professionnelle (Cqp) des branches
professionnelles, dès lors que ces certifications sont inscrites au
répertoire national de certification professionnelle (Rncp) consultable
à l'adresse < www.cncp.gouv.fr>, sur le site de la Commission
nationale de la certification professionnelle, qui comprend à ce jour
plus de deux mille fiches. Le dossier doit par ailleurs rassembler les
documents rendant compte de l'expérience professionnelle, des
activités exercées en lien avec la certification demandée, de leur
durée, ainsi que les attestations de formations, de diplômes et de
certifications obtenus antérieurement.
Après avoir consulté ces deux
sites, si vous décidez devons lancer, le plus simple est de vous
adresser au conseil régional de votre lieu de résidence, qui pilote
l'information et le conseil en Vae, en coordination avec les rectorats,
les Anpe, les Cio, Anpe missions locales, centres d'information et de
documentation de la jeunesse, et qui est censé avoir mis en place des
plates-formes relais locales. A titre d'exemple, la région Centre, qui
possède un site Internet détaillé sur la Vae (<
www.carifcentre.org/vae>) proposant des liens avec tous les sites
importants et même un glossaire, dispose d'une vingtaine de
plates-formes relais et vous donne en direct leurs adresses, téléphone
et horaires d'ouverture ! Là, un premier contact doit vous permettre de
connaître vos chances d'aboutir et vous aiguiller vers les organismes
à contacter, en particulier pour une prise en charge de votre Vae qui,
au titre de la formation professionnelle, peut être assumée par
différents acteurs : Etat, régions, Unedic, entreprises, Fongecif,
organismes paritaires collecteurs de fonds agréés. Sachez que les
frais liés à la Vae - prestation de conseils aux candidats, droits
d'inscription à l'université (jusqu'à 1200 euros !), organisation des
jurys - peuvent rapidement dépasser des coûts exorbitants (en moyenne
700 euros) et souvent injustifiés. Par ailleurs, vis-à-vis de votre
employeur, vous avez droit à un congé Vae par an, équivalent à
vingt-quatre heures de temps de travail, consécutif ou non, et
rémunéré. Vous devez en faire la demande soixante jours avant le
début des actions de validation, l'employeur doit faire connaître sa
décision trente jours avant : un report ne peut excéder six mois.
Le jury, qui doit être constitué
de 50 % de salariés et 50 % d'employeurs, décidera s'il vous accorde
une validation totale ou s'il vous impose un contrôle ou une formation
complémentaire. Il n'y a pas de recours possible en cas de
non-validation. De même, la reconnaissance par la Vae, pas plus qu'une
formation qualifiante sanctionnée par un titre ou un diplôme, ne
garantit pas une reconnaissance par votre employeur. Pour certains
niveaux de qualification relevant de l'activité de l'Ugict, le
problème reste entier. Ainsi pour les nombreux salariés travaillant
comme techniciens et non reconnus comme tels ou faisant fonction de
cadres sans en avoir le salaire et encore moins le statut... D'ailleurs,
une part non négligeable de personnes ayant obtenu une Vae changent de
vie professionnelle en se mettant à leur compte, à tous les niveaux de
qualification, du coiffeur à l'ingénieur, en passant par le
commercial. Bonne chance !

Valérie
Géraud, OPTION |